Philosophie citoyenne Transmettre
XIX. Les territoires d’Alliance Vivante
Un territoire vivant est un territoire qui sait qui a besoin de quoi, et qui répond.
Les ressources existent, les besoins aussi, et personne ne les met en face les uns des autres. L’Alliance Vivante relie trois choses tenues séparées : ressources disponibles, vulnérabilités réelles, responsables chargés d’agir.
Nous administrons les territoires par dispositifs empilés, décidés loin d’eux. Les ressources existent, les besoins aussi, et personne ne les met en face les uns des autres.
J’appelle Alliance Vivante ce qui relie, dans un territoire, trois choses que l’on tient d’ordinaire séparées : les ressources disponibles, les vulnérabilités réelles et les responsables chargés d’agir. Tant qu’elles ne se parlent pas, on multiplie les dispositifs sans renforcer personne. C’est ici que l'État simple trouve son application la plus directe : l’alliance ne se décrète pas depuis un ministère, elle se noue là où les gens vivent.
Cette alliance demande deux fonctions distinctes, qu’il ne faut pas confondre. L'ingénieur territorial d’Alliance Vivante travaille sur le territoire : il recense les ressources, cartographie les vulnérabilités et prépare les trajectoires. La coordinatrice territoriale du lien travaille sur les situations : elle synchronise les acteurs autour d’une personne, d’une famille, d’un parcours. L’un tient la carte, l’autre tient la main. Les séparer n’est pas un raffinement d’organigramme : c’est ce qui évite que la coordination des personnes soit sacrifiée aux tableaux de bord.
Un territoire vivant est un territoire qui sait qui a besoin de quoi, et qui répond.
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