Aller au contenu
Institut du Philigénisme

Philosophie citoyenne Choisir

VII. L’État simple

Un État simple n’est pas un État affaibli : c’est un État que l’on peut enfin tenir pour responsable.

Lecture : 1 min

Qui décide de votre route, de votre crèche, de votre collège, de votre eau ? L’incapacité à répondre n’est pas de l’ignorance : c’est un diagnostic. Simplifier n’est pas amputer, c’est réduire le nombre d’étages entre le besoin et la réponse.

Demandez à un citoyen qui décide de sa route, de sa crèche, de son collège, de son eau ou de ses ordures : il ne saura pas répondre. Ce n’est pas de l’ignorance, c’est un diagnostic. Nous avons construit un État où la responsabilité est partout, et surtout nulle part.

Je propose un État simple, et je tiens ce mot pour philosophique, non pour gestionnaire. Il repose sur un socle communal refondé, parce que la commune est le seul échelon où un citoyen sait encore à qui parler ; sur la disparition de la plupart des échelons intercommunaux, empilés depuis trente ans sans qu’aucun ne disparaisse ; et sur une subsidiarité réelle, qui rend la décision au niveau le plus proche capable de l’assumer. Une règle unique tient l’édifice : un besoin, un responsable, une réponse. Ce qui vaut pour un territoire vaut pour l’État et ses quatre cents opérateurs.

Qu’on ne se méprenne pas : simplifier n’est pas amputer. Je ne demande ni moins d’écoles, ni moins de soignants, ni moins de services publics ; je demande moins d’étages entre le besoin et la réponse. La complexité coûte deux fois, en argent et en confiance, et c’est la seconde facture qui nous ruine. L'intelligibilité démocratique commence par une architecture que l’on peut dessiner sur une page.

Un État simple n’est pas un État affaibli : c’est un État que l’on peut enfin tenir pour responsable.

Faire part d’une situation de compétence enchevêtrée au comité éditorial.

Écrire à l'Institut